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Une fausse déclaration attribuée à Bruno Le Maire est à nouveau relayée sur les réseaux sociaux

Updated: Mar 2, 2021


« Fumier », « que des pourris »… Sur Facebook, une publication engrange de nombreuses insultes et autre commentaires critiques à l’égard du gouvernement… et plus précisément du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Et pour cause : il y est mis en avant sur un photomontage lui attribuant une citation sulfureuse (« Que les retraités paient leur CSG et qu’ils arrêtent de nous embêter »), assortie d’un commentaire critique : « Bruno Le maire déclare dimanche assumer la hausse de 25 % de la CSG [cotisation sociale généralisée] à 8 millions de retraités »

La publication laisse penser que Bruno Le Maire a tenu de tels propos au micro de l’émission « Le Grand Jury », dimanche 21 février 2021 sur RTL, il n’en est rien : Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, était l'invité de la station ce jour-là. Et le visuel reprenant la fausse citation de Bruno Le Maire circule depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux.


FAKE OFF

Une recherche à partir des mots-clés associés permet en effet de constater que cette affirmation était déjà partagée en janvier et février 2018, soit moins d'un an après le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.


A l’époque, son gouvernement prévoyait en effet, conformément à une promesse de campagne, d’augmenter la CSG des retraités gagnant plus de 1.200 euros par mois. « Couplée à une baisse des cotisations salariales, l’idée est de donner un coup de pouce aux salaires net » des actifs, notait un article de Marianne publié à l'été 2017, tout en relayant les déclarations de Bruno Le Maire sur cette question, lui qui reconnaissait alors dans Sud-Ouest « demander un effort » aux retraités : « Je leur dis qu’ils le font pour les plus jeunes générations et pour récompenser le travail. Ce n’est pas un effort pour alimenter les caisses de l’État. »


On ne trouve en revanche aucune trace des propos attribués au ministre sur le montage, qui relève plus d’une déformation assez grossière de la position de Bruno Le Maire sur le sujet à l’époque.


La question est d’autant moins d’actualité aujourd’hui qu’en réponse à la grogne de l’opinion, le gouvernement était partiellement revenu sur cette mesure décriée en 2019, en abaissant de 8,3 % à 6,6 % le taux de prélèvement de la CSG pour les retraités touchant une pension comprise entre 1.200 et 2.000 euros par mois.