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Anne Genetet : “nos propositions pour aménager les motifs impérieux de retour en France”


Notre député a mis en place une cellule d’écoute et formule des propositions d’assouplissement au gouvernement


Anne Genetet, député LREM de la 11ème circonscription des Français de l’étranger (Asie, Océanie et Europe orientale) a mis en place une cellule d’écoute après la décision gouvernementale de limiter les retours en France en provenance des pays situés en dehors de l’espace Schengen à des “motifs impérieux”. Elle a formulé plusieurs recommandations au gouvernement pour élargir ces motifs.


Français à l’étranger : que ressort-il de la consultation que vous avez lancée ?

Anne Genetet : l’impression de se sentir rejeté. J’ai mis en place une cellule d’écoute, la cellule d’écoute voyages en France. J’ai recueilli 160 témoignages. 75% font état d’une vive colère, 10% pensent avoir le droit de rentrer quelque soit leur motif. 90% estiment que rendre visite à leur famille constitue un motif impérieux. Et, témoin de l’émotion que connaissent nos compatriotes de l’étranger, 21% n’ont pas compris qu’ils pouvaient quand même rentrer pour un décès dans leur famille.


FAE : qu’avez-vous fait de ces résultats ?

A.G. : je suis en négociation avec le Quai d’Orsay pour faire entendre cette voix. Amélia Lakrafi, députée de la 10ème circonscription, a alerté le Président de la République et interrogé le Premier ministre. J’ai moi-même rédigé une note contenant des propositions, adressée aux conseillers du Président et au cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne. Les députés de la majorité s’activent beaucoup sur cette question. Nous avons entendu la colère, et nous en avons fait la compilation.


FAE : quelles sont vos propositions ?

A.G.: que le motif impérieux soit élargi au motif familial, notamment pour aider les parents âgés dans une situation de solitude. Que le décès d’un proche soit élargi à des proches qui ne sont pas en ligne directe. Que l’on puisse rentrer en France pour soutenir un enfant qui se retrouve seul, un étudiant en difficulté, par exemple. Que l’on puisse venir en France pour la naissance d’un petit enfant, et pour la maladie d’un enfant.


FAE : avez-vous bon espoir d’être entendue ?

A.G.: j’espère que mes propositions seront prises en compte. Nous comptons sur des annonces sur la question à l’issue du Conseil de défense et du Conseil des ministres de ce mercredi. Mais le plus raisonnable serait d’abandonner purement et simplement cette notion de motif impérieux.